L'araignée

10.4.17

Poème - L'araignée - Concentré poétique

L’araignée se suspend comme chaque soir
À la lueur du jour qui lentement décline
Légère sur son fil, elle glisse dans le noir
Pour piéger dans sa toile, une étoile de platine

Et la lune sous ses yeux en perles de jais
Commence à répandre ses éclats de diamants
L’artiste studieuse brode dans son reflet
Une dentelle précieuse au bord du firmament

Enfin le crépuscule dépose dans son filet
Une étincelle fébrile qui, jusqu’au lendemain
Lui confie ses désirs et ses espoirs secrets
Puis au bout de la nuit, peu à peu, elle s’éteint

Alors dès l’aube, l’araignée recommence
À tisser la toile de ses rêves mortels
En attendant la nuit avec impatience
Elle remonte sur son fil pour rejoindre le ciel

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7 commentaires

  1. Beau texte...qui tient le pari de suivre le fil...et l'ombre et la lumière..bravo

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  2. Là régnait,
    là règne, hé !,
    l'Araignée.

    Compulsif balbutiement en hommage à votre nocturnonirique poème. °°° ! ;-)

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    1. Ah ah ! Excellent Clément ! M'enfin maintenant, elle va tisser sa toile dans ma tête pendant toute la journée ! ;-)

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  3. Aaah, mon amie l'Araignée...j'en ai longtemps eu une au plafond. non, mais vraiment, au plafond du salon. Interdiction formelle de déranger Jacqueline (oui, c'était son petit nom) et obligation de cornaquer mouches et moustiques jusqu'à sa toile. Elle nous a un jour quittés, ses huit pattes repliées...ma pauvre Jacqueline.

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  4. Oh ! Paix à son âme ! Eh bien le truc de "ma" Jacqueline, c'était de venir se pendre à la fenêtre tous les soirs pendant presque tout un été. Et puis paf ! Un jour, elle est remontée sur son fil et je ne l'ai plus jamais revue...

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    1. La disparition soudaine et imprévue de la Jacqueline...j'avoue que pour contrer l'arachnophobie rampante de mes poulettes, on a pris l'habitude de nommer toutes les araignées des Jacqueline. ça ne fait pas peur, une jacqueline, même que quand elle est vraiment petite elle devient une jacquelintje (petite jacqueline en patois flamand). Et ça marche. Comme quoi, parfois, ça tient à presque rien

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