Vibrato

19.5.17

Poème - Vibrato - poème satirique - Marteau-piqueur - Argot - Oulipo - Concentré poétique
Ça commence toujours le jour où il n’faut pas
Et je n’me doutais pas d’mon paisible bonheur
J’étais heureuse c’est vrai mais je n’le savais pas
Jusqu’à ce que j’entende c’bon vieux marteau-piqueur

V’là que sur le burlingue, ça vibre de guingois
Au point de pressentir un tremblement de terre
À chaque vibration, c’est un peu un exploit
Qu’on pourrait mesurer sur l’échelle de Richter

Je m’agrippe au rideau en suivant la cadence
Tremblant comme un grelot au bout d’une ficelle
Vl’à qu’en perdant l’contrôle, j’ai l’corps qui part en transe
Quelquefois j’me demande, s’il ne fait pas du zèle

Enfin tout ça pour dire qu'au retour du silence
Même si ça siffle encore un peu dans l’ciboulot
On a l’moral qui grimpe, après ces réjouissances
Mais jamais aussi haut que le bruit d’un marteau

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2 commentaires

  1. Cocasserie rythmée fertile qu'aucun marteau-piqueur ne cassera jamais, qu'on se le dise ! Quelle allègre inventivité sans un seul gramme de lourdeur... J'ai l'œil qui part en transe
    En suivant la cadence
    Et dans mon ciboulot
    Sont installés vos mots
    Merci Betty, j'en prendrais bien encore un autre... ;-)) Bravo !

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  2. Ohhh ! Merciii beaucoup Clément :-) !!! Ravie que ces mots ne vous aient pas rendu marteau !

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“ POÉSIE BUISSONNIÈRE...




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