Le chat

9.7.17

Poème - Le chat - Concentré poétique
Ce soir, le chat s’étire dans toute sa longueur
Sur le rebord brûlant d’une margelle en pierre
Sous ses paupières lourdes à travers la poussière
Il distingue à demi d’insignifiants flâneurs

Il se relève indolent dans sa grâce féline
Promenant sa paresse jusqu’à la fenêtre
Puis il cligne des yeux et redresse la tête
Semblable à un sphinx au bord d’une vitrine

Et dès que la chaleur commence à retomber
Il quitte avec souplesse le poids de sa torpeur
Il rejoint sur les toits en ultime veilleur
Le soleil qui l’attend pour pouvoir se coucher

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6 commentaires

  1. Ami – que dis-je ami, dingue fondu des chats...
    comme je goûte ce poème !
    On n'a rien dit de mieux sur ses deux tempos que dans ces neuf mots qui font tout un vers évoquant son art de changer en restant lui-même :
    "Il quitte avec souplesse le poids de sa torpeur"...
    +++++ merci Bénédicte !

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  2. Oooh ! Merci à vous Clément !!! ;-)

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  3. Comme Clément, j'ai reconnu mes félins chéris dans la même phrase !

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  4. Touchée ! Merci pour ton passage ! :-)

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“ POÉSIE BUISSONNIÈRE...




...POUR LECTEURS DISSIP
ÉS ”